09 octobre 2006
Gratin dauphinois remixé
J'aime bien le gratin dauphinois, mais c'est long à faire, et pas super équilibré, ça manque de fraîcheur, je trouve. Et autant, j'admet qu'il est des jours où on a besoin du plat qui "recolle les fesses au cul", comme le dit si gracieusement mon ex-colocataire, du comfort food, du roboratif, autant, parfois, on a envie de quelque chose un cran en dessous.
En ce moment, il fait à moitié moche, à moitié beau, on ne sait pas trop à quoi s'en tenir (c'est l'automne, c'est un peu normal, me direz-vous, mais bref!), donc j'ai décidé de customiser le gratin dauphinois à ma manière, pour réconforter sans étouffer. Ce qui m'a donné l'occasion d'étrenner réellement ma mandoline. Grand jour dans ma vie de souillon à la cuisine.
Pour un petit gratin pour 2 :
1 dizaine de petites patates
2 oignons
2 tomates de taille respectable
25 cl de crème (légère ou non, moi j'ai utilisé de la Bridélight à 4%, histoire de me sentir vertueuse)
du fromage rapé (j'ai mandoliné du comté)
de la persaillade (encore et toujours)
Et donc, on tranche des pommes des terre, des oignons, des tomates finement, avec une mandoline si on en a une, ou avec un robot multi-fonctions, ou à la main si on est complètement has-been et non-équipé......
On saupoudre généreusement le tout de persaillade, parce que la persaillade, c'est bon, et ça va avec tout, c'est un peu le noir de la cuisine. Ensuite, soit on dispose harmonieusement une rangée de patates, une rangée d'oignons, une rangée de tomates, une rangée de patates, etc, ou bien on benne le tout gaiement ensemble dans le plat à gratin et on tasse pour aplatir un peu (j'ai testé les 2, ça le fait dans les 2 cas!).
On verse la crème par dessus, puis on recouvre bien de fromage rapé, copieusement sinon c'est trop light pour être honnête, et on met au four. 30 à 45 minutes à 200°C, selon l'épaisseur de votre gratin.
Si on est un peu intelligent, on ne remplit pas le plat à gratin à rabord de crème liquide, parce que ça déborde. Et on ne se jete pas sur le gratin comme la misère sur le monde, parce que c'est très chaud.
Super pratique quand on manque d'inspiration, à customiser avec d'autres légumes aussi j'imagine, et très bon! Ca doit être pas mal aussi avec de l'ail écrasé, pour ceux qui aiment, mais je n'ai pas encore testé.
04 septembre 2006
Mix sino-ibérique
Oui, je sais, je sais, ça faisait TRES longtemps, mais les vacances, tout ça (bon, d'accord, je n'étais pas en vacances de juin à septembre, mais bon, j'ai une vie sociale, aussi!)...
J'ai cependant pris quelques photos en vue de futures notes, donc je devrais poster un peu plus régulièrement désormais (en même temps, moins, ça va être difficile, je l'admet). Bref.
Ce soir, j'ai été inspirée grâce aux victuailles en train d'agoniser dans mon frigo.....je sais, présenté comme ça, ça ne donne pas trop envie, mais le résultat était tout ce qu'il y a de plus honorable, promis.
Donc, pour briller en société et impressionner vos convives lors des dîners de l'Ambassadeur grâce à votre créativité et votre culture gastronomique, il vous faut :
Pour deux personnes
1 reste de sachet de mélange catalan (ibérique, donc), c'est-à-dire des carottes rapées, de la frisée, du chou blanc je crois, et des poivrons. Y'a ptet autre chose aussi dedans, mais j'ai jeté le sachet, et je suis prête à bien des choses pour concilier mon lectorat négligé, mais y'a des limites, tout de même. Donc ce sera tout.
1 sac congélation de 3 escalopes de poulet qui avaient été coupées en morceaux et revenues dans de la matière grasse en vue de réaliser un curry, avant de changer d'avis et de faire une raclette (ben oui, le mois d'août était plus propice à la raclette et les curries que les crudités, ces derniers temps). Donc le poulet, emincé.
1 oignon, emincé finement
sauce soja (chinoise, of course)
jus de citron
matière grasse
persil plat
On fait donc revenir l'oignon émincé dans la matière grasse, avec du persil émincé aussi. Quand l'oignon est bien doré, ajouter le poulet déjà revenu et le faire re-revenir. Lorsqu'il re-doré, ajouter le mélange catalan, la sauce soja (selon votre goût, beaucoup ou pas), et du jus de citron (idem). Faire revenir encore un peu, pas trop, pour que les crudités soient chaudes mais encore croquantes.
J'imagine qu'on peut servir avec du riz, pour faire encore plus chinois, et plsu consistant, mais pour nous, ça a été suffisant. Et fort bon, ma foi.
Voilà, vous êtes impressionnés, non??!!
10 avril 2006
Menu de vendredi et recette veau aux carottes
J'ai donc décidé d'aller vite fait à Monop vendredi midi, histoire de faire une pause dans mes 10 tonnes de boulot, et j'ai acheté de quoi faire un dîner de printemps. C'est-à-dire : carrots sticks et radis en apéro, avec dips tsatziki et ktipiti (et chips Pringles light (ouais, je sais, ça ne sert qu'à se donner bonne consciencce, mais c'est déjà pas mal, non?)), ensuite veau aux carottes (la recette suit), puis salade-fromages (fromages qui coûtent un bras chez Monop, mais exquiiiiiiis), et enfin fondants chocolat poire. Je vous mettrai la recette un de ces jours. Ah, pis j'ai acheté des tulipes roses toutes mignonnes, pour faire printemps dans ma cuisine. Et of course, le vin. Bon, n'ai pas acheté du Carré de Vigne, finalement, mais ai opté pour une jolie (comment vous voulez que je choisisse autrement?) bouteille de Bordeaux dans les 5 euros environ. Ils ont dit que le vin était bon. Quel coincidence!
Après mes courses, je suis retournée bosser. Ensuite, je suis rentrée chez moi, ai fait la vaisselle, passé le balai, rangé le désordre omniprésent, peaufiné mon épilation, pris une douche, et suis ensuite allée m'étendre dans mon lit. Ai été rejointe rapidement par le Prince qui rentrait du boulot, et on a SIESTE!!!!! Bon, pas longtemps, une demi heure, mais c'est toujours ça de pris...
Et ensuite, en cuisine!
J'ai épluché mes carottes devant Charmed, découpé mes sticks, et ensuite découpé le reste des carottes en rondelles pour le veau au carottes. Dans un grand chaudron de sorcière, j'ai fait dorer mon veau (de la blanquette, de la poitrine et un autre truc mais je me souviens plus ce que c'était, coupés en mouth-sized morceaux, ça devait faire 500 grammes de viande environ (en fait, j'en sais rien, je n'ai aucun sens des proportions, donc ça se trouve y'avait 8 kilos. En même temps, j'en doute)), puis j'ai ajouté les rondelles de carottes (environ 1 kilo, voire plus en fait), les ai fait revenir un petit peu, de l'estragon, recouvert le tout d'eau avec un bouillon cube, et roule ma poule! Au moment de servir (s'il y a trop d'eau qui reste, en vider un peu), ajouter de la crème (liquide, fraîche, ce que vous avez sous la main, moi j'ai mis une bouteille de Bridelight à 4%), remettre de l'estragon, et servir. Ben y'en a plus. Tout mangé!
Après ça, donc une petite salade de feuille de chêne, avec vinaigrette exquise, et Old Dutch Master, Mimolette extra vieille, Selles sur Cher et chèvre en forme de camembert (parce que je ne sais pas comment il s'appelle, en vrai).
Et dessert, mais je ne me souviens plus de la recette de mémoire, donc je vous la posterai un autre jour.
Et je n'ai pas de photos, je tâcherai d'en prendre la prochaine fois que je ferai tout ça.
30 mars 2006
Boeuf au caca
Je vous ai un peu parlé de ma mère, la dernière fois. Ma mère est être exceptionnel et unique, extrêmement cultivée, très peu portée sur l'hygiène alimentaire (Hélène disait un jour qu'elle, quand elle faisait tomber un truc par terrer en cuisinant, elle le remettait illico dedans, ben ma mère, c'est comme ça, tous les jours, et en mieux même!), par exemple, si elle a une viande qui est dans le frigo depuis un peu trop longtemps, qui a viré de couleur et sent un peu (sachant que ma mère, suite à un nez cassé dans sa prime jeunesse et un paquet de Gitanes quotidien depuis 40 ans au bas mot, n'a plus d'odorat depuis belle lurette), ben elle la passe un coup sous le robinet et en fait quelque chose. Si un pot de crème fraîche est couvert de fourrure bleutée, et que mon frère ou moi sommes passés par là pour le jeter à la poubelle, ma mère va aller le sauver de cette fin affreuse, retirer la fourrure, et le remettre au frais. Si une brique de jus de goyave ou autre est entamée depuis 2 mois dans le frigo, va-t-elle le jeter? Que nenni! Elle va le verser sur un rôti de porc avec de la citronnelle fraîche et en faire un plat délicieux. Quand je vous disais qu'il valait mieux ignorer ce qui se passe en cuisine quand ma mère vous sert un plat, j'étais sérieuse....De plus, il faut savoir que ma mère déteste cuisiner, déclare qu'elle n'aime pas manger de toutes façons, et est vraiment une excellente cuisinière, si vous arrivez à occulter la préparation ....douteuse.
Mon frère et moi avons d'ailleurs une théorie sur le sujet, quand on essaie de refaire un plat que ma mère a fait auparavant, c'est jamais aussi bon. Probablement parce que nos produits sont trop frais.......
Donc, j'ai fait lundi un boeuf au caca, recette de ma mère. Pourquoi boeuf au caca, me demanderez-vous? Elle n'a tout de même pas poussé le vice jusqu'à mettre du caca dans sa recette (elle recycle tout)? Non, je vous rassure, la partie "caca" vient de mon père, qui a une époque, avait décidé de réduire un peu ses frais des restos et emmenait chaque jour son déjeuner au bureau. A cette époque, il y avait un bar "branché" près du bureau (le bar y est toujours, mais la population doit être moins branchée), ce qui faisait que les lundis matins, il fallait slalomer entre les mares de gerbe alcooliques et les crottes de chiens pour arriver intact au bureau (la classe internationale). Donc un lundi matin, mon père arpente fermement et courageusement le trottoir pour aller au bureau, quand il sent quelque chose cogner contre son pied. Il regarde, et là, c'est le drame. Il a de la merde plein sa chaussure. Pestant conter les infâmes propriétaires de chiens, il avance vers le bureau, et se rend compte qu'en fait, il en a plein le bas de son pantalon aussi (mon père est ultra dandy, toujours tiré à quatre épingles, en costume cravate, pas négligé du tout. Et de la merde sur son pantalon, ça fait négligé). Il arrive au bureau, passe en trombe devant la secrétaire ahurie, et s'enferme dans la salle de bains. Et là, il évalue le désastre. Il en a partout, sur sa chaussure, sur toute la jambe de son pantalon, et il a cours dans quelques minutes. C'est là que l'odeur le frappe. Ce n'est pas de la merde, c'est le boeuf aux cacahuètes que ma mère lui a préparé et qui a coulé de la boîte Tupperware (enfin, fausse Tuppperware, of course, si ça coûte plus que 2 euros, ma mère n'achète pas) et tout le long de sa jambe. Le boeuf au caca est né.
Présenté comme ça, ça vous fait envie, hein? Il est vrai que je n'ai jamais plus pu regarder un boeuf au caca sans me dire "c'est vrai que ça ressemble à une bonne diarrhée", mais c'est vrai pour tout ragoût en fait. Faites l'expérience, versez n'importe quel ragoût sur un trottoir (ou sur votre pantalon, si vous voulez vraiment vivre pleinement l'expérience), et vous verrez.
Donc, voici la recette. Toute blague scato à part, c'est exquis.
du boeuf (ma mère ne croit pas aux proportions, faut y aller au feeling) genre bourguignon
de l'oignon si on veut
des cacahuètes
de la tomate pelée
un bouillon cube
un citron
du cumin
Faites revenir vos morceaux de boeuf dans de l'huile d'arachide (of course). Avec l'oignon si vous avez opté pour, mais c'est pas obligatoire. Moi j'en ai mis parce que je ne vois pas pourquoi je m'en priverais, mais c'est vrai qu'on ne le sent plus du tout à la fin. Saupoudrez généreusement de cumin, mélangez. A l'aide d'un mixeur, ou d'un mortier et d'un pilon, hachez des cacahuètes (pas mal, il faut qu'une fois dans le chaudron, la pâte couvre grossièrement les morceaux de boeuf). Et donc versez dans le chaudron (j'aime mieux prétendre que je cuisine dans un chaudron que dans une banale casserole ou marmite. De toutes façons, je suis une sorcière depuis mes 6 ans). Mélanger bien, et ajouter une ou deux boîte de tomates pelées. Complétez éventuellement par un peu d'eau, si ça vous paraît trop sec. Un bouillon cube, un citron ou demi citron (un citron pour une grosse quantité, si vous cuisinez pour 2 seulement, 1/2 devrait suffire) coupé en quartiers (entier, avec la peau). Et laissez mijoter looooogtemps. La viande doit être tendre et s'effondrer sous la fourchette, et la sauce doit avoir bien réduit, ne pas être liquide. Au moment de servir (avec du riz, si vous êtes un gros mangeur, moi, tout seul, ça me suffit, mais chacun son truc), ajoutez des cacahuètes fraîches et croquantes sur le dessus. Ou bien vous pouvez servir un petit bol de cacahuètes à part pour laisser les gens choisir leur dose. Vous m'en direz des nouvelles!
Je vous met pas de photos parce que je pense que vous avez déjà bien compris à quoi ça ressemble.....


